Pourquoi est-ce que je veux être heureuse ? pourquoi ai-je des idées préconçues sur la meilleure façon d'être heureuse ? pourquoi est-ce que je pense que le bonheur s'obtient par le biais de certaines choses (amour, travail intéressant, loisirs...). La course au bonheur est la plus grande arnaque de ma vie, le poids le plus lourd sur mes épaules, l'écran le plus opaque entre le Réel et moi.
J'ai une barre à mine et je remets tout à zéro en ce moment. Je suis Bhaivara ! Pas de repères, pas de bouées, pas de phares, pas de références.
j'ai eu un gentil mot de Dimitri qui me disait que cela faisait longtemps que je n'avais pas nourri mon blogue de châtaigne ... eh oui, c'est vrai, ça fait 2 mois !
L'inspiration me manque un peu en ce moment pour partager certaines choses. Juste un petit mot pour dire que je me sens très Shiva en ce moment. C'est le temps de la destruction, de la déconstruction. Brahma ne doit pas être très loin...
Ce soir, au dîner, j'ai ressenti de la tristesse. Cette tristesse pesante, qui étreint le coeur, fait tomber les commissures des lèvres et vous rend silencieux. Pourquoi ? Parce que les choses n'allaient pas comme je le voulais, tout simplement, tout banalement.
C'est l'harissa du couscous qui a commencé. Ce piquant, il m'a titillée. Je me suis concentrée dessus. Puis sur les grains de semoule sur ma langue. Le moelleux -spongieux- des courgettes. Ensuite, j'ai continué cela avec le yaourt. Le geste pour remuer le sucre. Le goût.
Que sont de sombres pensées face à la réalité d'un couscous ?
La semoule les a absorbées, le yaourt les a dissoutes.
Voilà, c'est fait : je me suis coupé les cheveux. Je m'en suis fait ôter une bonne dizaine de centimètres. J'ai donc une nouvelle tête, ma nuque est dégagée, mes cheveux, devant, effleurent mes lèvres, mes épaules n'ont plus ce poids chevelu au-dessus d'elles. La coiffeuse elle-même me l'a dit "ça change".
Et pourtant : ai-je véritablement changé ? Ce qui regarde le monde a-t-il changé ? Ce qui est a-t-il changé ? Certes, il y a dans mon champ de vision quelques mèches, qui passent fugacement, et qui n'y étaient pas avant.
La notion de jeu vient parfois aussi souvent dans les discours des éveillés que le mot éveil lui-même !
Mooji : "laisse le jeu se dérouler, dans ta présence".
Dans jeu, on retrouve les notions de hasard, de divertissement, de temps, de rôles, de fantaisie, de "pour de faux", d'argent, de mise, de gains, de pertes, de dévoilement.
Le jeu d'argent, le jeu de tennis, le jeu de théâtre, le jeu de clefs.
On le joue grand, on le cache bien, on le fait beau. La langue français foisonne d'expressions l'utilisant !
La conscience se situe là, entre l'éveil et le jeu.
veuillez me pardonner si ces temps-ci je laisse un peu ce blogue à l'abandon ... mais je suis en révisions pour mes prochains examens, qui auront lieu en Mai.
C'est une période que je n'aime pas particulièrement, mais je me console en me disant que, plus tard, j'y penserai avec tendresse !
Bon !
Je dois vous laisser,
un pain au choco qui sort du fourneau m'attend ... !
Bien souvent, lorsque je prends un esspresso - oui je m'amuse à dire eSSpresso -, je m'abîme dans la contemplation de toutes les nuances contenues dans ma tasse.
Couleurs chaudes, accueillantes, douces.
Et pis, après, je les bois, je les absorbe.
Finalement, ne serions-nous pas des mangeurs de couleurs ?
Les fleurs sont toutes blanches, cotonneuses, duveteuses, et forment des petites boules émouvantes, posées sur les branches de l'arbre de mon enfance.
Ce cerisier a été tour à tour :
un dragon volant, une montagne à escalader, un porte-hamac, un agrès de gymnastique, un complice, qui m'offrait de délicieuses cerises.
J'écris ce petit billet pour rendre hommage à ce cerisier, à tous les autres, et à tous leurs frères Arbres, en fleurs ou non.
Ils sont sages, grands, immuables, silencieux, généreux.
Lorsqu'il m'arrive de lever les yeux pour les admirer, leur bonté me coupe le souffle. Mon égo et mes petits tracas du quotidien me semblent bien peu de choses, face à cette Sérénité, cette Solidité.
Les arbres sont de bons guides,
sur le bord du Chemin que nous avons choisi de suivre !
333 promeneurs à ce jour ... le premier jour du printemps !
c'est un beau nombre,
tout rond,
bienveillant,
épanoui,
comblé.
Merci à vous, promeneurs de tous les horizons, pour vos visites ! Je regrette, lorsque vous passez par ce blog, de ne pas pouvoir vous offrir un thé, un café, ou ce qu'il vous plairait de boire... ! Ce serait amusant !