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mercredi 18 mai 2011

peau aime




quand se révèle mon Bien-Aimé,
avec quel oeil Le vois-tu ?
avec Son oeil, non le mien,
car nul ne Le voit sauf Lui.



ibn arabi

vendredi 1 octobre 2010

Philippe Jaroussky



Ci-dessous, 4 vidéos d'un homme dont j'apprécie beaucoup l'art :
Philippe Jaroussky !

contre-ténor (aussi appelé haute-contre), il chante en voix de fausset -on peut appeler ces artistes des falsettistes-, c'est-à-dire en voix de tête.
C'est un registre que les hommes n'ont pas l'habitude d'utiliser, étant donné qu'en parlant ils utilisent davantage leur registre de poitrine.

Tous les chants sont du divin Antonio.

J'adore cette voix, très sensuelle et ambiguë. ELle me donne bien plus de frissons qu'une soprano !


enjoy it !










dimanche 24 mai 2009

Omar Khayyâm






Ne laisse pas la tristesse t'étreindre
et d'absurdes soucis trembler tes jours,

N'abandonne pas le livre, les lèvres de l'aimée
et les odorantes pelouses

Avant que la terre te prenne dans son sein.

(...)

Ne te dépense pas tant en tristesse insensée,
mais sois en fête.

Donne, dans le chemin de l'injustice,
l'exemple de la justice,

Puisque la fin de ce monde est néant,
Suppose que tu n'existes pas, et sois libre.



Omar Khayyâm




lundi 11 mai 2009

Perle II







Debout sur la terre nue,

Ma tête baignant dans l'air limide,

mes regards levés se perdent dans des espaces infinis,

je sens s'évanouir tout mesquin égotisme.

Je deviens une prunelle transparente ;

je ne suis rien ;

je vois tout ;

les courants de l'Etre universel circulent en moi ;

je suis une partie,

une parcelle de Dieu.



Ralph Waldo Emerson




samedi 24 janvier 2009

balade








Cet après-midi,

je me suis baladée dans la campagne.

Il semble que j'aie eu la bénédiction des éléments puisqu'après s'être caché derrière les cordes tombées dans la matinée, finalement le soleil a daigné offrir sa lumière et sa chaleur.

Il était aux alentours de 17 heures, le soleil n'allait pas tarder à se coucher.
J'ai pris un petit chemin où je ne risquais pas de croiser de voiture.
Sur le bas côté il y avait une sorte de petit ruisseau, mélodieux, et de l'autre côté, un champ d'hiver, avec ses moignons de paille, épargnés par les moissonneuses, qui émergeaient, tout drus, de la terre brune. En arrière plan, il y avait une bordure d'arbres, aux branches nues, virginales. Depuis quelques saisons, j'aime les arbres d'hiver. Longtemps ils me sont apparus comme déprimants, triste, moroses. Mais à présent je les trouve grâcieux et plein de charme.


Sur le chemin du retour, je me suis dit que la vie coulait. En moi. Comme ça. Comme elle coulait chez tout les êtres. J'étais comme un instrument de musique entre ses mains. Avec ma personnalité, mes traits, mes vécus. La vie agit à travers moi.




lundi 22 décembre 2008

Perle




J'ai dit à l'homme

"Parle-moi de Dieu",

et il s'est mit à fleurir.



Tagore