Ci-dessous, 4 vidéos d'un homme dont j'apprécie beaucoup l'art : Philippe Jaroussky !
contre-ténor (aussi appelé haute-contre), il chante en voix de fausset -on peut appeler ces artistes des falsettistes-, c'est-à-dire en voix de tête. C'est un registre que les hommes n'ont pas l'habitude d'utiliser, étant donné qu'en parlant ils utilisent davantage leur registre de poitrine.
Tous les chants sont du divin Antonio.
J'adore cette voix, très sensuelle et ambiguë. ELle me donne bien plus de frissons qu'une soprano !
Il semble que j'aie eu la bénédiction des éléments puisqu'après s'être caché derrière les cordes tombées dans la matinée, finalement le soleil a daigné offrir sa lumière et sa chaleur.
Il était aux alentours de 17 heures, le soleil n'allait pas tarder à se coucher. J'ai pris un petit chemin où je ne risquais pas de croiser de voiture. Sur le bas côté il y avait une sorte de petit ruisseau, mélodieux, et de l'autre côté, un champ d'hiver, avec ses moignons de paille, épargnés par les moissonneuses, qui émergeaient, tout drus, de la terre brune. En arrière plan, il y avait une bordure d'arbres, aux branches nues, virginales. Depuis quelques saisons, j'aime les arbres d'hiver. Longtemps ils me sont apparus comme déprimants, triste, moroses. Mais à présent je les trouve grâcieux et plein de charme.
Sur le chemin du retour, je me suis dit que la vie coulait. En moi. Comme ça. Comme elle coulait chez tout les êtres. J'étais comme un instrument de musique entre ses mains. Avec ma personnalité, mes traits, mes vécus. La vie agit à travers moi.