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dimanche 19 avril 2009

Fallait que ça arrive !






Hier soir,

j'ai vécu mon Premier Doute.


Sur le Bien que pouvait m'apporter la spiritualité.
J'ai expérimenté le vide, non pas ce Beau vide dont parlent les bouddhistes, ce vide de la plénitude, non.

Un vide dénué de sens, de confiance, de Vie.
Un vide stérile.


Tous ces mots apaisants, lumineux, que j'ai pu lire me semblaient absurdes.
Le noir de ma vision a déteint peu à peu sur tout ce qui trouvait Grâce à mes yeux.



La consolation est que c'est une expérience,
et que comme toutes celles-ci,
elle m'enrichira sans doute.


Mais pour le moment tout est sombre et la lumière tarde à apparaître.





Demain les choses iront mieux.




vendredi 27 mars 2009

En fleurs






Le cerisier du jardin familial est en fleurs.

Les fleurs sont toutes blanches, cotonneuses, duveteuses, et forment des petites boules émouvantes, posées sur les branches de l'arbre de mon enfance.


Ce cerisier a été tour à tour :

un dragon volant,
une montagne à escalader,
un porte-hamac,
un agrès de gymnastique,
un complice, qui m'offrait de délicieuses cerises.



J'écris ce petit billet pour rendre hommage à ce cerisier,
à tous les autres,
et à tous leurs frères Arbres, en fleurs ou non.


Ils sont sages, grands, immuables, silencieux, généreux.

Lorsqu'il m'arrive de lever les yeux pour les admirer, leur bonté me coupe le souffle. Mon égo et mes petits tracas du quotidien me semblent bien peu de choses, face à cette Sérénité, cette Solidité.



Les arbres sont de bons guides,

sur le bord du Chemin que nous avons choisi de suivre !




samedi 21 février 2009

Froid





Depuis le début de l'hiver,

je m'essaie à un exercice physique :

je laisse le frisson m'envahir, mais sans me crisper.
Cela produit des ondes en moi, glacées.
Je sens qu'elles me traversent, mais je sens qu'elles ne me pénètrent pas -paradoxe !-
Je ne leur donne pas ce droit-là.
Elles glissent sur moi.
Je me laisse travailler par elles, sans avoir ce sursaut de froid que j'avais auparavant (ce qui faisait si souvent sursauter de surprise mes voisins devant sa violence !).


Je sens qu'à présent, le frisson est plus bref.
Mon corps sait l'accueillir,
sans qu'il se répercute douloureusement.
Il ne le cultive pas, comme avant lorsqu'il se crispait !




Je sens que cet exercice physique en appelle un autre, plus spirituel :
pourquoi ne pas tenter la même chose pour le désagréable que je ressens devant certains événements ?



dimanche 1 février 2009

Amitié





J'ai pu observer des manières de vivre et de donner l'amitié très différentes.

J'ai connu une amie très possessive, jalouse, qui exigeait l'exclusivité (était-elle amoureuse ? je me demande parfois !). J'ai mis fin à notre amitié après avoir pris conscience qu'elle m'étouffait littéralement, elle me vampait. Avec elle je n'étais pas moi-même, entière. J'étais son objet ! Objet dont elle était complètement dépendante par ailleurs ...


Depuis, je vis l'amitié beaucoup plus sereinement, plus simplement.
Je n'ai jamais rompu avec des amis à cause de la distance ou du temps qui avait passé entre chaque rencontre. Au contraire, j'adore retrouver un ami après des années. Voir que nos chemins se sont séparés, le voir changé et en même temps semblable à avant. Une complicité, une fidélité à notre jeunesse et à notre histoire nous lie intimement.


Je n'ai jamais souffert du manque en amitié.
De l'absence.

De même que je ne me suis jamais fâchée avec un ami.

Je pense que j'arrive à toucher là un trait de l'amour-sans-souffrance.

J'aimerais m'inspirer de cette façon de vivre "l'Amour de l'Amitié" dans toutes les relations que j'entretiens.


Ce serait un grand pas en avant !



dimanche 11 janvier 2009

expérience

Hier soir,

une expérience étrange s'est produite.


Je lisais un roman -un polar : j'adore !-, quand mes yeux ont quitté les mots pour se poser sur mes doigts, l'arrondi de leurs ongles. Je m'apprêtais à reprendre ma lecture quand soudain je me fis la réflexion que ces doigts n'étaient pas à moi !

Non pas qu'ils aient appartenu à quelqu'un d'autre, mais ... ils n'étaient pas à moi ; ou autrement dit : ils n'étaient pas moi.

C'était très curieux comme sensation !
Comme si j'avais été locataire de mon corps !