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mardi 16 août 2011

élémentaire









Quand la vie vous donne des citrons, faites des citronnades.



(Lu dans le polar Le Rouge du péché, d'Elizabeth George)


mercredi 18 mai 2011

peau aime




quand se révèle mon Bien-Aimé,
avec quel oeil Le vois-tu ?
avec Son oeil, non le mien,
car nul ne Le voit sauf Lui.



ibn arabi

mardi 15 février 2011

Si juste !



La mort est un état de non-existence.
Ce qui n'est pas n'existe pas.
Donc la mort n'existe pas.




Woody Allen

jeudi 9 décembre 2010

joli !

heureux soient les fêlés car ils laisseront passer la lumière -




M. Audiard

mardi 24 août 2010

bernard (encore !)




Je pré-existe a la conscience que j’ai de moi-même




samedi 24 avril 2010

Wei Wu Wei




Wei Wu Wei


Beaucoup de gens supposent qu'ils doivent se transformer, devenir quelque chose d'autre, soit un saint ou un sage.

N'est-ce pas une grande erreur et même une grande absurdité ? Celui qui pense ainsi n'est lui-même qu'un phénomène dans un rêve. Il n'est qu'un personnage dans une pièce de théâtre ou une manifestation assujettie au conditionnement appelé « le karma ».

Cette manifestation ou ce personnage de rêve seront obligés de vivre leur rêve, de jouer leur rôle dans le drame et de subir leur « karma » jusqu'à la fin. L'ego qu'ils croient vouloir détruire, et qui semble les tourmenter et les maintenir dans une servitude imaginaire est une part inévitable et nécessaire de leur personnalité de rêve, de leur rôle, de leur « karma ». Ils ne pourraient pas « sembler » exister sans cet ego.

Sa disparition serait la dé-phénoménalisation et elle sera le résultat d'un éveil hors du rêve. La disparition de l'ego n'est jamais un moyen pour arriver à l'Eveil. Le moyen « d'éveiller » hors du rêve réside simplement dans la compréhension de ce que nous sommes. Nous ne sommes pas l'apparence, le personnage de rêve, ni son rôle, ni la marionnette assujettie au « karma ».

Jamais nous ne pourrons nous éveiller hors du rêve en perfectionnant notre « moi » supposé. Nous réaliserons l'Eveil par la reconnaissance de notre « identité » véritable comme la source du rêve, du drame, de la manifestation phénoménale.
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NOTE. — Un « Je » n'est qu'un concept qui s'arroge toutes les impulsions qui se présentent comme des « mois ».

Celui qui pense du point de vue de l'entité qu'il se croit être, n'a pas encore commencé à comprendre de quoi il s'agit.

Ceci est d'autant plus évident, si nous essayons de travailler sur nous-même en ayant présente à l'esprit la notion d'entité. Elle n'est qu'un concept du mental et tout ce que nous faisons avec cette notion fausse, par cette notion fausse et pour cette notion fausse est vain.


Source : http://ventdeveil.blogspot.com/



lundi 1 mars 2010

Alan Watts





De même qu'il est parfois nécessaire de se taire pour entendre ce que les autres ont à dire, la pensée elle-même doit faire silence pour pouvoir penser à autre chose qu'à elle-même.




mercredi 24 février 2010

La liberté, Joaquim







La liberté, dans son acception commune, c’est la capacité de mettre en œuvre sans contrainte d’aucune sorte les dispositions de sa propre nature. Les choix qu’on opère sur cette base répondent ainsi aux dispositions qui sont les nôtres. C’est une position naïve, bien sûr, qui ne résiste pas à un examen critique. Car comme l’a très bien montré Pierre, ces dispositions qui sont les miennes relèvent toujours, en dernières analyse, de contingences étrangères à ce “moi” qui s’enorgueillit, bien à tort évidemment, d’avoir opéré librement un choix. Il a simplement suivi une pente, et il lui fut d’autant plus aisé de la suivre qu’elle était plus marquée.
Ainsi seulement a-t-on l’impression que le choix coule de source, et ainsi seulement procure-t-il un sentiment de liberté. Une liberté parfaitement illusoire, comme chacun l’a bien vu.
Car un choix, pour qu’il soit vraiment libre, ne devrait pas simplement répondre à des exigences découlant d’une nature qui m’a été prêtée par la biologie et par l’éducation, mais il devrait découler de ma propre nature en tant que je suis “moi”. La question de la liberté rejoint ici la question de la nature de “je”. On en a beaucoup parlé sur le forum: “je”, l’ego. “Je” est ce qui fait que “quelque chose” apparaît, c’est par lui que le monde se dévoile sous la forme d’un monde-pour-moi. Le monde ne prend une apparence qu’au moment où c’est à “moi” qu’il apparaît. Sans “moi”, je ne pourrais rien dire de lui, il serait non-existence. Et pourtant, ce n’est que de lui que je peux dire quelque chose, et nullement de moi. “Moi” n’est que la scène sur laquelle se déroule le théâtre du monde. “Je” suis le spectateur, l’oeil qui regarde, mais qui ne peut se voir lui-même. Car aussitôt qu’on retire tous les éléments de cette pièce, et qu’on laisse la scène vide, il ne reste littéralement plus rien. “Je” n’est rien de substantiel, il n’est qu’une sorte de qualité attachée aux acteurs de ce théâtre, par laquelle ils deviennent “miens”. L’éveil, c’est découvrir que “je” n’est pas qu’une simple scène de théâtre. “Je” se perçoit comme un simple réceptacle, parce qu’il dort. Mais aussitôt qu’il bouge, qu’il s’éveille, qu’il se saisit comme existant, il se découvre comme ce qui fait que le monde est. Les choses sont renversées: ce n’est plus parce que le théâtre du monde se déroule dans ma conscience, que je me perçois moi-même comme être conscient, mais c’est parce que “je suis” que le monde “est”. Les deux termes se révèlent d’ailleurs identiques: “je suis”, “le monde est”. A partir de là, le problème de la liberté apparaît sous un point de vue totalement différent: la liberté n’est plus à voir comme l’expression spécifique d’une insaisissable singularité de ma nature; elle est le jeu toujours neuf qui naît de ma rencontre avec le monde. Voir un objet, le toucher, quand en lui c’est “je” qui se révèle, c’est aller au travers de chaque événement à la rencontre de sa propre liberté. Une liberté qui a bien ce goût qu’on recherchait avant cela sans jamais le toucher vraiment: un jeu totalement gratuit, en même temps que totalement créateur. Les noces par lesquelles le monde m’engendre. Il n’est plus nécessaire alors d’exprimer une hypothétique nature ultime qui serait mienne pour me croire libre, il n’est qu’à naître à travers chaque contact avec le monde.


Source : http://www.cafe-eveil.org/
(posté avec l'aimable aval de Joaquim, merci !)



mardi 2 février 2010

Andrew Cohen





La quatrième loi se nomme la vérité de l’impersonnalité. Cette loi affirme qu’en fin de compte tous les aspects de notre expérience personnelle peuvent être regardés depuis une perspective qui est totalement impersonnelle. Et c’est seulement à partir de cette perspective vaste et universelle, que la véritable liberté peut être découverte.

Le point de vue impersonnel nous révèle que l’ego, ou sens d’être un moi séparé, n’est rien de plus qu’une illusion d’unicité créée d’instant en instant par notre habitude compulsive de personnaliser presque toutes nos pensées, sentiments et sensations. La vérité est que l’expérience humaine ne saurait jamais être une affaire personnelle. La plupart des hauts et bas que nous traversons et que nous revendiquons mécaniquement comme « miens » sont en fait scandaleusement impersonnels. Dans la perspective la plus vaste, toute l’expérience humaine peut être vue comme faisant partie d’un processus – un processus évolutif qui se développe dans le temps. Notre propre expérience personnelle de ce processus, dans toutes ses dimensions - internes ou externes, grossières ou subtiles – ne représente en fin de compte qu’une toute petite portion d’un déploiement infini. Les pensées et les émotions qui émergent dans la conscience individuelle sont le reflet d’habitudes et de structures psychologiques et émotionnelles qui se sont développées lentement sur des centaines de milliers d’années.

Si, à la lumière de ce plus grand contexte dans lequel nous vivons, nous prenons du recul et commençons à regarder de plus en plus objectivement, nous allons lentement mais sûrement reconnaître par nous-même la nature impersonnelle de toute notre expérience. Dans cette reconnaissance, la dimension personnelle nous deviendra soudain totalement transparente. Cette révélation, même si seulement temporaire, va complètement saper toutes les croyances qui soutiennent notre conviction d’être une entité individuelle et unique, vivant dans une sorte de bulle séparée, mystérieusement isolée de tout ce qui existe. Nous sommes un processus. Osons y faire face et nous deviendrons transparents à nous-mêmes.

Le personnel est simplement le voile qui crée l’illusion de séparation qu’est l’ego. C’est une illusion forte, puissante et profonde. La plupart d’entre nous passons notre vie entière derrière ce voile, sans jamais aller au delà, sauf peut-être en de brefs aperçus d’états de conscience supérieurs. Mais si nous sommes prêts à faire face à la vérité de l’impersonnalité, et avons le courage de voir au travers de notre sentiment personnel de nous-même, nous découvrirons la nature éminemment impersonnelle du Soi Authentique, que nous sommes réellement. En embrassant la perspective impersonnelle, notre identification et notre allégeance basculent d’une manière spectaculaire des soucis de l’ego vers la passion impersonnelle du Soi Authentique - qui lui ne s’intéresse qu’à l’avenir de notre processus de développement collectif. Pour le Soi Authentique, le personnel est totalement hors de propos. Nous pouvons encore faire l’expérience de la dimension personnelle - éprouver les peurs, névroses et compulsions irrationnelles de l’ego - mais si notre allégeance est au Soi Authentique, nous découvrons de façon miraculeuse que nous avons la force émotionnelle, psychologique et spirituelle pour pouvoir y faire face. Pourquoi ? Parce que nous savons que nous ne sommes qu’une petite portion d’un vaste processus impersonnel. Lorsque nous repoussons le voile du personnel, nous découvrons une objectivité radicale qui nous libère, maintenant, pour participer consciemment au plus haut niveau de ce processus, qui est l’évolution de la conscience elle-même.




dimanche 10 janvier 2010

méta







Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?





Leibniz


dimanche 20 décembre 2009

Ramesh Balsekar







Quand le rêveur s'éveille, le rêve prend fin et pour celui qui est réveillé, les autres « entités » de son rêve n'ont plus aucune substance. Tout pareillement, dans le rêve vivant, pour celui qui est éveillé (qui a réalisé que rien de perceptible par les sens, y compris «l'entité » que l'on pense être, ne saurait être autre chose qu'une simple apparition dans la conscience), pour cet être-là, les autres personnages rêvés du rêve vivant ont perdu toute substance. L'éveillé réalise qu'il est la subjectivité Abso­lue inconditionnée, sur laquelle le frémissement de la conscience a fait spontanément naître ce rêve vivant, sans cause ni raison, et il se contente de «vivre» le rêve jusqu'à ce que, au terme du temps qui lui est imparti, la conscience fusionne de nouveau spontanément dans la Subjectivité Absolue.


Ramesh Balsekar, Les Orients de l'Etre,Le Coeur de l'enseignement




samedi 5 décembre 2009

La mort, Alan Watts





Prenons le fait pour acquis : il n'y a rien après la mort.
C'est la fin absolue ; remarquez bien que c'est la pire chose que vous ayez à redouter. Cela vous effraie-t-il ? Mais qui va donc être effrayé ? Si l'on admet que c'est la fin, il n'y a pourtant plus de problème ... Mais, si vous suivez bien mon raisonnement, vous constaterez que ce néant est quelque chose dans quoi vous vous plongez de nouveau, comme vous en avez jailli lorsque vous êtes né. Vous jaillissez du néant, le néant est une sorte de saut, qui veut que "rien" implique "quelque chose". Vous jaillissez de nouveau tout neuf, tout différent, sans rien à voir avec ce que vous étiez auparavant, c'est un total renouvellement.

On dit qu'il n'y a rien de sûr que la mort et les impôts. Et la mort de chacun de nous est aussi certaine que si elle devait intervenir dans les cinq minutes qui viennent. Dans ce cas, pourquoi s'en faire ? Où est le problème ? Considérez que vous êtes déjà mort, et vous admettrez que vous n'avez plus rien à perdre ! Comme le dit un proverbe turc : "Celui qui drt par terre ne risque pas de tomber du lit". C'est ainsi qu'il en est pour celui qui se considère déjà comme quelqu'un de mort.

Virtuellement, vous n'êtes donc rien. D'ici moins de cent ans, vous ne serez qu'une poignée de poussière, au sens propre. Partez maintenant de cette réalité, et partez de ce ... néant. Soudain, vous allez vous surprendre vous-même. Plus vous allez prendre conscience que vous n'êtes rien, plus vous arriverez à être quelque chose.

Telle est la nature de la vie, l'impulsion qu'elle donne. Je devrais être ailleurs. Si vous découvrez que c'est un tour que vous vous jouez à vous-même, vous atteignez la sérénité ; sans pour autant abandonner le jeu sous prétexte que vous avez deviné le truc. Vous vous dites simplement "Après tout, ça pourrait bien être amusant de continuer la partie"

Alan Watts






Source : http://nondualite.free.fr




mardi 1 décembre 2009

Solitude et Libération





La solitude est en rapport avec le moi.

Le moi est seul.

La pensée 'moi-je' crée la séparation. Dès qu'elle est prononcée, "je" suis séparé de "toi".

Tant que cette pensée est alimentée, la solitude et l'isolement règnent.

Se libérer de la solitude signifie se libérer du moi.

Qui peut se libérer du moi ?

Personne.

La conscience observante est déjà libre. Elle est regard.

La lumière existe avant l'image. L'image n'a pas d'existence sans la lumière, mais la lumière est, avec ou sans images.

De la même manière, le Je, conscience observante, est, avec ou sans la pensée 'moi-je'.

La pensée 'moi-je' est comme une image apparaissant sur l'écran de la conscience. L'écran n'est pas affecté par elle.

Voir la pensée 'moi-je', c'est se savoir libre d'elle.

Dans cette liberté par rapport à la pensée, il n'y a ni solitude, ni isolement.

La liberté est ouverture et unité. Elle ne connaît pas la séparation. Elle est amour.



Jean-Marc Mantel

Là où la pensée n'est pas





La pensée a la particularité de créer des formes. Lorsque nous pensons à quelqu'un, sa forme apparaît dans notre esprit. Il en est de même pour les circonstances et situations. Lorsque nous y pensons, des formes qui les représentent apparaissent dans l'esprit, et nous entrons en relation avec ces formes comme si elles étaient la réalité en soi.

La forme princeps est la pensée moi. C'est elle que l'on pourrait nommer la pensée originelle. Cette pensée moi contient un aperçu instantané de ce que nous pensons être, à savoir le corps, la personnalité et tous les conditionnements qui s'y rattachent.

Une pensée en tant que forme est une image figée d'une réalité qui ne peut être fixée, étant constamment mouvante. La pensée d'une rivière n'est qu'une représentation de la rivière, mais n'a pas le pouvoir de mouiller. La pensée d'un bijou n'est qu'une représentation du bijou, mais ne peut être portée. La pensée d'une personne n'est que la représentation d'une personne, mais ne peut être touchée.

La pensée a donc un pouvoir de représentation, mais n'est pas en soi la réalité de ce qu'elle représente.

Vient ensuite la relation qui s'installe avec cette forme.

La pensée moi émerge dans l'esprit. Je me confonds avec elle. Je suis cela. Dans cette fusion et confusion, j'oublie la réalité de ce que je suis. J'oublie que je suis le substratum dans laquelle la pensée émerge. J'oublie que sans moi en tant que conscience, la pensée ne pourrait apparaître, de la même manière que la lettre ne peut se former sans support sur quoi s'apposer.

Aussi subtiles et raffinées que soient les pensées, elles dépendent toutes d'un support pour pouvoir exister.

Ce support est souvent nommé conscience, mais la pensée de ce que la conscience peut être n'est pas la conscience elle-même, puisque cette pensée émerge dans la conscience qui la supporte.

La conscience a la particularité de ne pas avoir d'autre support qu'elle-même. On peut la dire sans support, car elle supporte la totalité de la manifestation, sans pour autant avoir besoin de support pour elle-même.

Les pensées ont un pouvoir d'expression. La pensée d'un parfum s'accompagne d'une sensation, une odeur qui lui est associée. La pensée est ainsi rattachée à la mémoire. La pensée est mémoire. Imaginez un instant être absolument sans mémoire, aussi vide que peut l'être le vide absolu ou bien la manière dont on se le représente. Dans ce vide absolu, la pensée ne trouve nul aliment pour se constituer. Sans aliment, elle ne peut naître. Sans naissance, elle n'est pas.

Cette expérience du vide absolu est goûtée lorsque l'esprit est silencieux, que ce soit un silence de survenue spontanée ou bien un silence induit par l'abandon du bruit, le bruit désignant ici l'agitation mentale.

Lorsque notre esprit est vide de contenu, il est aussi vide de pensée, et vide de mémoire. Et pourtant, sans pensée et sans mémoire, le sentiment d'être est toujours présent. L'indéniable pouvoir de l'être, qui n'a pas besoin d'être pensé pour être, qui n'a pas besoin d'être représenté pour s'affirmer
.

La nature de notre être est ainsi libre, aussi paisible et silencieuse que la profondeur de la mer, aussi pleine et dense que l'eau condensée.

La pensée a le pouvoir de ramener la conscience à sa nature propre. En suivant le fil de la pensée, se découvre l'espace de conscience qui la contient. C'est vers lui que se dirige toute quête et c'est en lui que se résout toute quête. Inutile donc de se perdre dans le dédale des pensées pour que l'attention puisse se retourner vers là d'où elle vient.

Rendons donc hommage à la rayonnante non-pensée, qui rend caduque tout effort de penser et libère de l'entrave que la pensée représente, dès lors qu'elle est confondue avec la réalité.


Jean-Marc Mantel



vendredi 11 septembre 2009

J. Krishnamurti (2)




La souffrance n'est-elle qu'un mot ou une réalité ?

Si c'est un fait, le mot, au point où j'en suis, n'a plus de sens ; il n'y a plus en moi que la perception d'une intense douleur. Par rapport à quoi ? Par rapport à une image, à une expérience, à quelque chose que je n'ai pas. Si je l'ai, je l'appelle plaisir ; sinon, c'est la douleur. La douleur, la souffrance existent par rapport à quelque chose. Ce "quelque chose", c'est-ce qu'une abstraction habillée de mots, ou est-ce une réalité ? Il est important de savoir ce qu'il est.
De même que la peur n'existe pas en soi, mais est toujours la peur de quelque chose, la souffrance est toujours en relation avec une personne, un incident, un sentiment. Me voici maintenant pleinement conscient de la souffrance. Est-elle distincte de moi, ne suis-je que l'observateur qui la perçoit, ou est-elle "moi" ?



jeudi 10 septembre 2009

J. Krishnamurti (1)




Il n'y a pas d'entité distincte du désir :
il n'y a que le désir, il n'y a pas de sujet qui désire.

Le désir prend des masques différents à différentes époques, selon ses intérêts. Le souvenir de ces intérêts changeants affronte l'inédit, ce qui provoque le conflit, et c'est ainsi que naît celui qui choisit, qui se fonde en entité séparée et distincte du désir.

Mais l'entité n'est pas différente de ses qualités. L'entité qui essaye de combler ou de fuir le vide, l'incomplétude, la solitude, n'est pas différente de ce à quoi elle cherche à échapper : elle est ce vide, cette incomplétude, cette solitude. Elle ne peut pas se fuir elle-même ; tout ce qu'elle peut faire, c'est se comprendre elle-même. Elle est sa solitude, sa vacuité, et tant qu'elle les considère comme étant séparées d'elle-même, elle sera dans l'illusion et les conflits sans fin. Lorsque cette entité fera l'expérience directe du fait qu'elle et sa solitude ne font qu'un, alors seulement pourra disparaître la peur.

La peur n'existe que par rapport à une idée, et l'idée est la réponse de la mémoire en tant que pensée. La pensée est le résultat de l'expérience ; et bien qu'elle puisse méditer sur le vide, avoir des sensations à son propos, elle ne peut avoir la connaissance directe de ce vide. Le mot "solitude", lourd de ses souvenirs de souffrance et de peur, empêche qu'on ait de la solitude une expérience fraîche et neuve. Le mot est souvenir, et lorsque le mot n'a plus d'importance, la relation entre le sujet et l'objet de l'expérience est radicalement différente ; alors cette relation est directe et ne passe plus par le mot, par le souvenir ; alors celui qui fait l'expérience est l'expérience, qui seule libère de la peur.


J. Krishnamurti, Le livre de la méditation et de la vie




samedi 15 août 2009

Rumi






Lorsque survient la gnose (la connaissance du cœur) tu sais que c’est en réalité par Allah que tu connais Allah, et non par toi-même... Car connaîtrait-on ce qui est au moyen de ce qui n’est pas ?


Rumi





mercredi 12 août 2009

mooji






Aucun objet perçu ne peut être vous.



Mooji

dimanche 28 juin 2009

Tony Parson








L'éveil n'a strictement rien à voir avec vous.





dimanche 21 juin 2009

Richard Lang






Asseyez-vous, conscient de vous même, pendant 10 minutes avec le seul but de rester éveillé à Qui vous êtes vraiment. Gardez votre attention dirigée vers cet Espace d'accueil illimité pour toutes les formes, vers ce Silence dans lequel les sons apparaissent, vers cette Claire Absence dans laquelle se déroulent les sensations corporelles. Peu importe les pensées qui s'élèvent, remarquez qu'elles apparaissent dans cette Vacuité exempte de pensées. C'est tout ce que vous avez à faire. Vous n'avez pas à essayer d'arrêter de penser, par exemple, ou d'essayer de vous sentir en paix, mais soyez conscient d'être espace pour le processus mental, ou pour tout autre ressenti. Soyez attentif à l'Espace et à tout ce qui se produit en lui. Si vous faites cela, les choses vont se révéler à elles-mêmes et ensuite se dissoudre. Regardez simplement les choses se déployer dans l'Espace. Un semblant de compréhension peut survenir. Si c'est le cas, observez les comme des choses apparaissant dans l'Espace. Voyez-les apparaître, puis disparaître. Soyez conscient de tout ce qui apparaît là autant que de vous, regardant depuis le Mystère ici. Ce Mystère que vous êtes

Si l'expérience est plaisante, soyez conscient de ce ressenti dans l'Espace. Ressenti plaisant là, absence de ressenti ici, gardez, l'attention dans les deux sens. Si c'est désagréable, si vous n'aimez pas ce que vous ressentez, ou que vous êtes impatient que quelque chose d'autre arrive, notez aussi que cette réaction se produit dans l'Espace. En fait quand des ressentis difficiles apparaissent, c'est une bonne nouvelle! Maintenant vous avez la chance de voir Qui vous êtes vraiment dans une situation plus stimulante. Regardez qu'ici, il n'y a rien qui puisse être stimulé. Ressenti là-bas, absence de ressenti ici... Réaction là-bas, absence de réaction ici. Le monde là-bas, Capacité pour accueillir le monde ici. Instant après instant, restez dans cette évidence visible que, au Centre, vous n'êtes pas une chose, mais une Capacité. Cette expérience de contacter et vivre la vérité de Qui vous êtes vraiment dans une situation difficile vous aidera lorsque vous aurez à vivre quelque chose de désagréable une autre fois. Vous saurez que vous avez la capacité et le pouvoir de voir cela depuis l'Espace ici, et d'y réagir depuis l'Espace ici.

Il n'est pas question d'avoir une expérience particulière, mais de remarquer que, quelle que soit votre expérience, vous la voyez à partir de cette Capacité Eveillée, à partir de ce Clair Espace sans limite, de cet Oeil unique, à partir de la Liberté, à partir de la Paix.



Extrait de la revue "Vivre Sans Tête", n° 15 - avril 2009.
Source : http://eveilimpersonnel.blogspot.com/