mercredi 1 septembre 2010

il est libre Max





Il met de la magie, mine de rien ,dans tout ce qu'il fait
Il a le sourire facile, même pour les imbéciles
Il s'amuse bien, il n'tombe jamais dans les pièges
Il n'se laisse pas étourdir par les néons des manèges
Il vit sa vie sans s'occuper des grimaces
Que font autour de lui les poissons dans la nasse

{Refrain:}
Il est libre Max ! Il est libre Max !
Y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler

Il travaille un p'tit peu quand son corps est d'accord
Pour lui faut pas s'en faire, il sait doser son effort
Dans l'panier de crabes, il n'joue pas les homards
Il n'cherche pas à tout prix à faire des bulles dans la mare

{Refrain}

Il r'garde autour de lui avec les yeux de l'amour
Avant qu't'aies rien pu dire, il t'aime déjà au départ
Il n'fait pas de bruit, il n'joue pas du tambour
Mais la statue de marbre lui sourit dans la cour

{Refrain}

Et bien sûr toutes les filles lui font les yeux de velours
Lui, pour leur faire plaisir, il raconte des histoires
Il les emmène par-delà les labours
Chevaucher des licornes à la tombée du soir

{Refrain}

Comme il n'a pas d'argent pour faire le grand voyageur
Il va parler souvent aux habitants de son cœur
Qu'est-ce qu'ils s'racontent, c'est ça qu'il faudrait savoir
Pour avoir comme lui autant d'amour dans le regard

{Refrain}



mardi 24 août 2010

bernard (encore !)




Je pré-existe a la conscience que j’ai de moi-même




extrait d'entretien de Bernard




B.J. : Donc c’est le même Amour pour vos petits enfants que pour tout le monde ?

B. : Oui en tant qu’AMOUR c’est le même. Bien sûr.

B.J. : Mais il y a des attachements encore ?

B. : Non ! Ce n’est pas possible ! L’attachement à quoi ? Il faudrait qu’il y ait quelqu’un pour s’attacher et ça c’est fini. C’est une forme particulière qui s’attache à une autre. Si on n’est plus identifié ça ne se produit plus, c’est tout. C’est simple, non ?



mercredi 16 juin 2010

souvenirs





Lorsque j'étais enfant, vers 7 ans (l'âge de raison, dit-on) il m'arrivait, au moment du coucher, de me poser mille questions.

Je me rends compte avec mon regard d'adulte que c'était là des questions existentielles. Mais qui m'ont un peu quittées depuis. Est-ce que c'est ça "grandir"?

Ainsi, je me demandais pourquoi j'étais moi. Et pourquoi pas quelqu'un d'autre ? Il y avait tant de possibilités : pourquoi étais-je moi, dans cette famille, avec ces parents, avec ce petit frère ? Et si j'avais été quelqu'un d'autre ? Ces questions étaient vertigineuses. Je me rendais compte que potentiellement j'aurais pu être plein d'autres personnes.
Je le dis avec mes mots d'adulte : j'aurais pu revêtir plein d'autres identités, plein d'autres personnalités. Je me demandais pourquoi m'étais-je actualisée dans ce corps, dans cette existence, dans cette vie.

Ces questions me tenaient éveillée un certain temps.
Et puis je les ai abandonnées.

Elles me reviennent à présent, comme si elles avaient décanté deux autres cycles de 7 ans, pour revenir maintenant seulement. Mûries, affûtées, enrichies. Quoique.

Je ne peux m'empêcher de faire le lien avec la pensée de Wei Wu Wei, lorsqu'il parle de noumènes et de phénomènes. C'est comme si, enfant, j'avais pris conscience du monde des possibles, du monde des possibles non actualisés.

Ce souvenir m'est revenu ce matin, alors que j'épluchais une orange.
Rien à voir !


samedi 24 avril 2010

Wei Wu Wei




Wei Wu Wei


Beaucoup de gens supposent qu'ils doivent se transformer, devenir quelque chose d'autre, soit un saint ou un sage.

N'est-ce pas une grande erreur et même une grande absurdité ? Celui qui pense ainsi n'est lui-même qu'un phénomène dans un rêve. Il n'est qu'un personnage dans une pièce de théâtre ou une manifestation assujettie au conditionnement appelé « le karma ».

Cette manifestation ou ce personnage de rêve seront obligés de vivre leur rêve, de jouer leur rôle dans le drame et de subir leur « karma » jusqu'à la fin. L'ego qu'ils croient vouloir détruire, et qui semble les tourmenter et les maintenir dans une servitude imaginaire est une part inévitable et nécessaire de leur personnalité de rêve, de leur rôle, de leur « karma ». Ils ne pourraient pas « sembler » exister sans cet ego.

Sa disparition serait la dé-phénoménalisation et elle sera le résultat d'un éveil hors du rêve. La disparition de l'ego n'est jamais un moyen pour arriver à l'Eveil. Le moyen « d'éveiller » hors du rêve réside simplement dans la compréhension de ce que nous sommes. Nous ne sommes pas l'apparence, le personnage de rêve, ni son rôle, ni la marionnette assujettie au « karma ».

Jamais nous ne pourrons nous éveiller hors du rêve en perfectionnant notre « moi » supposé. Nous réaliserons l'Eveil par la reconnaissance de notre « identité » véritable comme la source du rêve, du drame, de la manifestation phénoménale.
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NOTE. — Un « Je » n'est qu'un concept qui s'arroge toutes les impulsions qui se présentent comme des « mois ».

Celui qui pense du point de vue de l'entité qu'il se croit être, n'a pas encore commencé à comprendre de quoi il s'agit.

Ceci est d'autant plus évident, si nous essayons de travailler sur nous-même en ayant présente à l'esprit la notion d'entité. Elle n'est qu'un concept du mental et tout ce que nous faisons avec cette notion fausse, par cette notion fausse et pour cette notion fausse est vain.


Source : http://ventdeveil.blogspot.com/



samedi 20 mars 2010

Pauvre Bouddha





Pauvre Bouddha (ou Gautama, ou Siddharta, ou...).

On t'a fait dire tout et n'importe quoi,
on a dit tout et n'importe quoi de toi,
on t'a traduit, transmis, trahi, loué, bafoué.

On t'a déifié, on t'a porté aux nues, on t'a représenté sous mille traits, sur mille supports, avec mille parures.
Tu as été tour à tour gros, mince, athlétique, maigre, souriant, sérieux, hilare. Tu as pu être sensuel, tout en courbes, ou austère et rigide. Tu as le nez soit plat, soit pointu, soit petit, soit gros, soit rond, soit triangulaire.

On a pu dire de toi que tu étais en chacun de nous.
Que tu étais parfait. Que tu étais le "grand médecin". Que tu étais fin psychologue. Que tu ne savais rien. Que tu savais tout. Que tu devais apparaître 5 fois dans l'histoire de l'humanité. Que tu étais multiple. Que tu étais unique. Que t'avais un super pote, un nâgâ (serpent à 7 ou 9 têtes). Que tu avais été époux et père indigne. Que t'avais fait plein de miracles et que tous les 7 pas, quand t'étais gosse, i poussait un lotus.

On garde jalousement tes reliques à plein d'endroits différents.


bref,
tu es entré dans la légende, comme on dit.

Pour ma part,
je pense que t'es mon poteau. Mon amant/ami intérieur. J'ai une photo de toi (celle-ci) sur mon téléphone portable, et en fond d'écran de mon PC. (Une vraie ado attardée !). Je m'adresse à Toi en rigolant et sur le ton de la plaisanterie. Je te provoque, parfois. J'ai donné tes traits (doux, sereins, un peu ironiques de temps en temps) à la petite voix sage qui me sermonne toujours et qui m'indique ce qu'il faudrait faire ou pas. Je t'imagine terriblement sexy, parce qu'inconscient de ta beauté. Tu m'aimes, et je t'aime. On est un peu fous, tous les deux. Je suis toi et tu es moi. Nous sommes délicieusement différents, et délicieusement semblables. Nous sommes 2 et 1. Parfois je t'envoie balader. Parfois je te demande de l'aide. Parfois je te boude. Parfois je te dis "t'existes même pas alors tais-toi !!". Mais t'as toujours ce sourire en coin. Parfois tu t'absentes. Parfois tu reviens.

Je crois que tu es ma folie ... et c'est génialissime !



lundi 1 mars 2010

Alan Watts





De même qu'il est parfois nécessaire de se taire pour entendre ce que les autres ont à dire, la pensée elle-même doit faire silence pour pouvoir penser à autre chose qu'à elle-même.