jeudi 11 juin 2009

occupe-toi de tes oignons !





Sage conseil !


Occupe-toi de tes oignons ?

Que sont les oignons ?

Ceux qui rissolent gaiement dans une poêle, ceux qui parfument toute la maison, ceux qui réveillent l'appétit. Ceux qui font pleurer quand on les épluche, même que ça nous fait marrer toutes ces larmes qui coulent.


Je pourrais aller plus loin en disant que les oignons, c'est la Vie.

Si Si !


Le conseil devient donc "occupe-toi de ta vie" !
Oui.

Ne t'occupe pas de celle des autres.
Chacun la sienne, chacun se gère.

Gérons notre bout de relation, celle qui dépend de nous.
Mais pas l'autre bout, celle de l'Autre.

Gérons notre manière de faire, de penser, d'être.
Laissons aux autres le soin de gérer les leurs. De les vivre.


Laissons la Vie vivre, s'exprimer, à travers chacun de nous. Laissons-lui ses différentes facettes.


Le "occupe-toi de tes oignons" qui devient "occupe-toi de ta vie" devient donc, finalement "laisse la Vie tranquille " !


mardi 9 juin 2009

littérature

En ces temps d'oisiveté (les vacances estudiantines peuvent être longues !), je me replonge avec délices dans les romans que j'ai pu lire dans ma jeunesse, en particulier tout le long de mon adolescence.



Quelle littérature riche !

Les auteurs semblent se permettre des libertés que n'ont pas les auteurs de romans "pour adulte". Le cynisme est absent, sans pour autant verser dans le roman à l'eau de rose. Ils osent parler de joie, de bonheur, de simplicité. Ils ont su se positionner subtilement sur une corde, tendue entre gravité et optimisme, réalisme et fantaisie. Il me semble, avec le recul, avoir bien plus appris avec cette "littérature jeunesse" qu'avec les romans destinés aux adultes.

Je vous livre ici le passage d'un roman de William Nicholson, troisième volet de la trilogie "Le vent de Feu". A l'époque où je l'ai lu, (vers 14 ans), je n'avais pas encore toute ma sensibilité actuelle pour accéder à cette couche de compréhension, mais à présent, je me régale tout à fait en relisant ce passage !


"Kestrel cligna des yeux, s'efforçant d'accommoder sa vue. Mais ses yeux voyaient nettement, plus nettement et de façon plus pénétrante que jamais. A présent, le mur de la cabine se désintégrait. Avec un étrange gargouillement, que les autres pouvaient sûrement entendre même s'ils n'en montraient rien, les planches devenaient mousse, puis tombaient en petits tas flottants sur le plancher. Sauf qu'il n'y avait plus de plancher. En dessous d'elle, il y avait de l'eau, de l'eau qui scintillait et se ridait, et restait cependant ferme sous ses pieds. De l'eau entièrement transparente, au point qu'en regardant en bas, à travers le fond disparu de la péniche, dans le fleuve étincelant, elle vit le ciel -ou tout au moins un espace brillant-, puis elle comprit que ce n'était pas du tout de l'eau qui était sous elle, mais de l'air, et même pas de l'air, de la lumière ...

Prise de vertige, effrayée, elle leva les yeux. La cabine, son frère, Albard, Jumper, tout avait disparu. Elle était seule dans un monde de lumière. Elle tendit les mains devant elle, et vit ... le néant. Elle baissa les yeux sur son propre corps et vit ... le néant. Elle avait disparu elle aussi. Il n'y avait que cette infinité de lumière vibrante ... et elle-même, qui le savait.

"je ne peux donc pas avoir disparu. Je dois toujours être là".
Mais où ?
"partout, fut la réponse. Je suis partout. J'ai rejoint le tout."
Elle cessa alors d'avoir peur, et se senti soudain inondée de joie. Elle comprenait, à présent. D'une certaine façon, elle avait glissé entre les murs qui séparaient les choses les unes des autres pour entrer dans cet endroit où elles étaient toutes réunies. Elle se souvint de cette aube hivernale où elle était restée dans la lumière éblouissante du soleil qui passait entre les arbres. Elle s'était alors dit "Pourquoi cela devrait-il finir ?" Ici, maintenant, perdue dans une lumière plus grande, elle comprenait qu'il n'y avait pas de fin, pas de liens, ni ceci ni cela, ni avant ni après. Toute existence s'était dissoute, y compris la chose qu'elle appréhendait auparavant comme son propre corps ..."





dimanche 24 mai 2009

Omar Khayyâm






Ne laisse pas la tristesse t'étreindre
et d'absurdes soucis trembler tes jours,

N'abandonne pas le livre, les lèvres de l'aimée
et les odorantes pelouses

Avant que la terre te prenne dans son sein.

(...)

Ne te dépense pas tant en tristesse insensée,
mais sois en fête.

Donne, dans le chemin de l'injustice,
l'exemple de la justice,

Puisque la fin de ce monde est néant,
Suppose que tu n'existes pas, et sois libre.



Omar Khayyâm




Epictète







Ne demande pas que ce qui arrive soit comme tu le veux,

mais veux ce qui arrive comme il arrive

et tu couleras une vie heureuse.


Epictète




Plutarque






Ainsi, pour parvenir à la sérénité, il sera bon, face aux événements contraires, de ne pas perdre de vue ce qu'ils peuvent comporter pour nous d'utile et d'intéressant : tempérons le mauvais par le bon afin qu'en tout le bon l'emporte. Mais si nous sommes capables de détourner les yeux, quand ils sont blessés par une lumière trop vive, vers les teintes apaisantes de l'herbe ou des fleurs, nous attachons par contre notre esprit aux événements qui lui causent de la peine ; nous l'obligeons à considérer à loisir les sujets qui lui sont désagréables - tout juste si nous ne le détournons pas de la force de tout ce qui pourrait lui causer du plaisir !




Plutarque



jeudi 21 mai 2009

Ze reteurne

Bonjour à Tous !


Après quelques semaines pendant lesquelles j'étais peu disponible, me voilà de retour !

J'ai continué à vous lire fidèlement, et, ces prochains jours, je vais essayer de renouer avec la part "blogueuse" qui sommeille en moi ;-)




Je vous remercie de votre patience en tout cas :-)


une bise à chacun de vous,

et à bientôt !




lundi 11 mai 2009

Perle II







Debout sur la terre nue,

Ma tête baignant dans l'air limide,

mes regards levés se perdent dans des espaces infinis,

je sens s'évanouir tout mesquin égotisme.

Je deviens une prunelle transparente ;

je ne suis rien ;

je vois tout ;

les courants de l'Etre universel circulent en moi ;

je suis une partie,

une parcelle de Dieu.



Ralph Waldo Emerson